
A l'occasion du triste anniversaire de l’explosion de la bombe atomique sur la ville d'Hiroshima par les Américains (6 août 1945), TF1 a diffusé jeudi soir (4 août) un docu-fiction nommé "Hiroshima" coproduit avec
Pour re-situer le contexte politique de l'époque, et notamment les relations très difficiles entre les Américains et l'empire japonais, on nous montre ensuite des reconstitutions de réunions de crise dans les deux camps; la traduction française prête ici à sourire tant elle manque de subtilité et d'authenticité, mais il est clair qu'il faut avoir à l'esprit que TF1 proposait par ce documentaire plus un divertissement qu'une analyse précise des causes du bombardement d'Hiroshima. Bref, nous assistons alors à l'impasse politique et très rapidement à la prise de décision de la part de l'Amérique de bombarder atomiquement le Japon. Succèdent alors des reconstitutions de la vie de plusieurs personnes survivantes qui témoignent des dernières minutes qu'ils ont vécu à Hiroshima avant l'anéantissement de
Le temps écoulé entre le larguage de la bombe et son explosion qui a duré 45 secondes en réalité, est ici traité de manière cinématographique avec des effets spéciaux dignes de Steven Spielberg. On assiste aux dernières secondes de vie de milliers d'habitants d'Hiroshima, ceux qui témoignent mais également tous ceux qui sont dans les rues pour se rendre à leur travail. Les survivants énoncent tour après tour la dernière chose qu'ils étaient en train de faire avant que le bombe n'explose : "J' étais en train de compter", "J'époussetais le bureau", "mon mari lisait le journal", "je conduisais le tramway"...La bombe explose dans un "flash lumineux bien plus intense que le soleil", les personnes qui se trouvent dans la rue au niveau de l'épicentre sont désintégrés tellement la chaleur est élevée ( La suite du documentaire nous montre l’obstination des militaires japonais à ne pas cesser le conflit ; vient alors la deuxième bombe, à Nagazaki, qui y met fin.
La question qui est posée au terme du documentaire est : « Etait ce nécessaire ? ». Un médecin japonais survivant d’Hiroshima dit que les américains voulaient simplement tester leur bombe, que rien d’autre n’explique leur folie, mais qu’ils n’avaient pas même conscience des impacts causés par les radiations les jours, les mois, les années qui suivirent l’explosion. Dans les dernières images, on voit des images actuelles d’Hiroshima, ses grattes ciel, mais aussi un arbre à moitié calciné ou une silhouette humaine dessinée par un dépôt noirâtre incrusté dans un mur…Vestiges terrifiants d’un jour sans nom…
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